mardi 27 décembre 2011

Playa del Carmen

Playa del Carmen, c'est la carte postale. La mer des Antilles est turquoise et bordée d'une plage de sable blanc. Température tropicale et cocotiers. Les touristes profitent pleinement de tout ce que l'hôtellerie locale met à leur disposition.
Nous découvrons avec retenue cette abondance de luxe. Tout est soigné, le service est tout sourire. Même si ce n'est pas le vrai Mexique que nous avons connu pendant deux semaines, nous finissons par nous habituer à cette environnement d'oisiveté. Les hôtels offrent tous les mêmes avantages quant au service tout compris. Cocktails à volonté, buffet à volonté, sports à volonté (mais là, notre volonté est plus ténue).
Playa del Carmen
La mer est peuplée de mille poissons aux tailles et formes diverses et sous les rochers, d'énormes langoustes nous regardent méfiantes. Sur l'horizon semblent flotter les buildings de l'île de Cozumel.
Après quatre jours, il faut finalement prendre le bus pour Cancun. C'est là que nous attend l'avion qui bientôt nous ramènera à la maison.
À nouveau, une escale interminable à Atlanta. Le genre d'escale trop courte que pour aller en ville mais si longue que l'on peut visiter les six terminaux de l'aéroport.
Mais après une inconfortable nuit dans le dernier vol nous retrouvons enfin la Belgique.

On repart quand ?

vendredi 25 novembre 2011

Tulum

Tulum est un site assez petit. Les bâtiments en eux-mêmes sont relativement modestes par rapport à ceux que nous avons vus précédemment. Mais la présentation du site et surtout sa situation géographique lui confèrent un charme particulier. Les jardins sont fleuris et très bien entretenus. On y croise des coatis, des varans et des morphos, ces grands papillons bleus aux ailes brillantes. Les principaux bâtiments furent construits en haut de falaises au pied desquelles s’étend la Mer des Antilles, turquoise et bleue avec son littoral de sable blanc.
Tulum

Ce site est très proche des zones hôtelières. Les touristes sont ici aussi assez nombreux et n’hésitent pas à se mettre en maillot pour profiter de la mer et du soleil. Nous sommes nous aussi impatients de rejoindre notre hôtel, la piscine, la plage.

Nous arrivons enfin à Playa del Carmen, ultime étape de notre périple. Petite bourgade tranquille pas trop peuplée où nous passons au car-wash faire nettoyer la voiture qui nous aura si bien servis.

En bordure de Playa del Carmen, le condominium de Playacar nous ouvre ses portes. Nous y recevons la marque de l’esclave et entrons dans un autre monde. Un paradis artificiel conçu pour les vacances de l’Américain moyen qui se résument à manger, bronzer et dormir. Tout est magnifique, tout est délicieux, tout le monde sourit. Mais cela semble tellement superficiel après ce que l’on a vécu.

Quatre jours à passer là dedans ? Heureusement on s’y fait vite.

jeudi 24 novembre 2011

Chichen Itza

Mérida est une grande ville aux façades franchement décrépies. Les touristes y sont très nombreux mais pour la majorité d’entre eux, c’est un point de départ pour les sites mayas environnants. Qu’importe ! Aujourd’hui, on célèbre la Révolution et c’est la fête. Un énorme défilé auquel participent toutes les écoles et les associations de la ville parcourt les rues environnant le zocalo. De stricts uniformes scolaires côtoient des costumes traditionnels. Ce sont quelques pas de danse, des exercices sportifs ou des tableaux historiques allant des Mayas aux Zapatistes que la foule salue.
Parade à Mérida
Nous quittons Mérida pour Chichen Itza.

Chichen Itza est le site maya le plus célèbre. De plus, il n’est pas trop éloigné des plages. Les touristes affluent, plus ou moins intéressés par l’histoire préhispanique du Mexique. Tout est balisé ; il est impossible d’entrer dans le moindre temple ou de grimper sur les pyramides. Les marchands sont très nombreux eux aussi et ils étalent leurs marchandises le long du moindre sentier. Leur insistance est parfois un peu pénible. Mais sans doute est-ce la rançon du succès.

La grande pyramide est majestueuse et en excellent état. Les colonnades balisent le sentier et soudain, tout le monde fuit. Une énorme averse vient de se déclarer. Les marchands rangent leurs babioles et proposent parapluies et imperméables. Un petit commerce bien organisé.
Chichen Itza
Nous quittons Chichen Itza pour Valladolid. C’est une petite bourgade aux façades de couleurs pâles. Peu impressionnante mais très proche des plages. Nombre d’autocars attendent leurs touristes d’un jour sur le zocalo. Après une rapide visite du couvent San Bernardo, nous décidons de quitter Valladolid.

Demain, notre circuit s’achève.

samedi 19 novembre 2011

Le Yucatan

Campeche
Campeche est comme ailleurs au Mexique une ville aux façades colorées et aux ruelles articulées autour du Zocalo. Bien sûr, elle se différencie des autres par son bord de mer et sa muraille. Mais l’âme n’est plus la même. Elle a sacrifié les traditions à l’avantage du tourisme. Moins d’authenticité pour des prix plus élevés, nous la quittons sans regret.
Les villages que nous traversons sont parfois très rustiques. Simples cabanes de torchis aux toits de feuillage séché.

Nous quittons l’état de Campeche en passant un énième contrôle routier à Hopelchén . Alors que jusqu’ici, tout c’était passé sans problème, nous sommes finalement confrontés à la fameuse mordida. Pas très élevée, mais peu agréable.
Nous dînons dans cette petite ville où les indiens côtoient les mennonites. C’est une communauté d’origine allemande qui vit de l’agriculture et s’habillent comme les paysans du XIXe. Ils regardent avec surprise nos polos colorés et nos bermudas. Qui sort de l’ordinaire ?

Nous entrons dans le Yucatan ou une longue route droite traverse la forêt. Des oiseaux aux couleurs vives s’envolent à notre approche. Un rapide arrêt au site de Kabah où le temple nous révèle ses magnifiques sculptures et statues. Dans les bois avoisinants nous apercevons une ancienne pyramide encore recouverte de terre et de fougères.

Uxmal
Nous rejoignons le site maya si célèbre d’Uxmal. Ici, le tourisme fonctionne à plein rendement. Différents hôtels entourent le lieu et tout se paie. Le personnel s’adresse aux visiteurs en anglais et les tarifs sont franchement européens.

Les deux grandes pyramides élèvent avec fierté leurs structures arrondies en pleine jungle. De leur sommet la vue embrasse une forêt qui s’étend jusqu’à l’horizon. D’autres bâtiments, temples ou pyramides apparaissent ça et là tranchant de leurs pierres blanches le vert tropical. Ah, et il y a aussi les hôtels qui proposent sans doute à leurs clients des chambres avec vue sur la zone archéologique.

Nous quittons le site pour la capitale, Mérida.

vendredi 18 novembre 2011

Palenque

Palenque
Le site de Palenque est situé en pleine jungle. Des arbres immenses couverts de lianes et de plantes abritent oiseaux et insectes. Nous arrivons sur le site de grand matin, avant même l’ouverture. La forêt fume de la brume matinale. Au milieu du site s’étend notre premier site maya. Celui-ci est particulièrement surprenant quant à l’état de son architecture. La plupart des temples sont encore debout et leur toit est toujours présent. Il faut dire que les voûtes triangulaires ont l’air conçues pour durer. Le grand bâtiment central est dominé par un beffroi. Nous sentons aussi que nous approchons de zones plus touristiques. C’est par cars entiers que Français, Polonais ou Allemands viennent découvrir le site. Les marchands de souvenir se font plus insistants et les porte-clefs en plastique commencent à remplacer l’artisanat authentique.

Nous quittons le Chiapas en passant par le Tabasco qui n’a rien de piquant. Nous entrons dans l’état de Campeche. C’est une vaste plaine ou étangs et marais sont entrecoupés de prairies où paissent d’étiques vaches.

Edzna
Un dernier pont et nous atteignons la route côtière qui longe la mer des Antilles. Les pélicans survolent en bande le littoral. Nous replongeons dans les terres pour aller visiter le site d’Edzna. Nous arrivons quelques minutes avant la fermeture mais le responsable nous permet quand même d’entrer. Rare sentiment que de se promener seuls sur un site. Celui-ci est articulé autour d’un temple pyramide de cinq étages.


Nous retournons vers la côte pour rejoindre Campeche. C’est vendredi soir et de nombreuses animations animent les ruelles colorées que protège une énorme muraille. Profiter de l’air du large le long de la digue nous fait le plus grand bien.

jeudi 17 novembre 2011

Villa Real de San Cristobal de las Casas


Cathédrale de San Cristobal
Aujourd’hui, nous sommes à quelques dizaines de kilomètres du Guatémala.  Cela se sent car dans la petite ville de San Cristobal, de nombreuses indiennes vendent leur artisanat. Elles sont vêtues d’un costume local très pittoresque. La ville offre de nombreuses façades colorées. Nous partons vers le site de Palenque. En chemin, nous passons par plusieurs villages indiens. Les tenues des femmes diffèrent mais sont chaque fois chatoyantes. Des châles colorées, longues jupes noires ou mauves et corsages brodés de fleurs aux couleurs vives. Ceci est d’autant plus sympathique que ça n’a aucune vocation touristique.

Notre route traverse des paysages de plus en plus tropicaux. La végétation devient luxuriante  et les forêts sont très denses. Nous sommes plusieurs fois surpris par des averses diluviennes.

Agua Azul
En chemin, nous nous arrêtons pour prendre un peu de repos auprès de cascades. La première est surprenante par la couleur bleue de son eau. La seconde tombe de plus de trente mètres de haut. La promenade qui passe derrière nous en fait ressentir la force. Évidemment, on en ressort un peu mouillé. La pluie a rendu le débit très impressionnant. Cela ne nous empêche pas d’aller y nager. Bientôt, les premières lucioles sont là et nous indiquent le chemin du retour.

mercredi 16 novembre 2011

Tuxla Gutierrez

Nous nous réveillons dans l’hôtel de l’amour. Bien entendu, il n’y a pas de cafétéria où consommer un déjeuner. Nous le prendrons donc dans une station à essence voisine. Nous partons pour le cañon de Sumiderio. En chemin, nous sommes par deux fois interpellés par la police. Comme, soudain, nous ne parlons plus espagnol, les contrôles se réduisent à un simple « Buon viaje ».

Le cañon de Sumidiero
Nous arrivons à l’embarcadère où on annonce que la meilleure possibilité est de prendre une barque privée. Heureusement, d’autres visiteurs se joignent à nous. On embarque donc dans un bateau collectif à un tarif nettement plus avantageux. 

Le cañon est empli d’eau et ne se visite donc qu’en bateau. Nous sommes rapidement fascinés par la majesté des lieux. Pendant quelques kilomètres, nous parcourons la rivière bordée par d’impressionnantes falaises de plus d’un kilomètre de haut. À chaque courbe, un nouveau paysage se révèle et est ponctué par des concrétions aux noms évocateurs. La cascade d’argent, l’arbre de Noël, la grotte de Guadeloupe…

La faune est impressionnante elle aussi. Aigles, vautours, cormorans, grues ou pélicans survolent de petits singes qui sautillent de branche en branche.
Sur les berges, les crocodiles se reposent.
Crocodile
Nous quittons ce lieu magique pour le zoo. Une réserve naturelle aux portes de la ville où une jungle locale a été reconstituée. On peut y voir la faune mexicaine. Biches, agoutis, singes, urracas et curaçaos s’y déplacent librement. Les fauves et les reptiles sont tenus en captivité. La présentation est un peu décevante car les grillages sont fort serrés. On aperçoit des animaux qu’on n’arrive pas à photographier.

Aujourd’hui, nous sommes à la moitié du séjour. Pour fêter ça, nous nous rendons dans un bon restaurant. Nous découvrons une gastronomie mexicaine plus raffinée.