mardi 27 décembre 2011

Playa del Carmen

Playa del Carmen, c'est la carte postale. La mer des Antilles est turquoise et bordée d'une plage de sable blanc. Température tropicale et cocotiers. Les touristes profitent pleinement de tout ce que l'hôtellerie locale met à leur disposition.
Nous découvrons avec retenue cette abondance de luxe. Tout est soigné, le service est tout sourire. Même si ce n'est pas le vrai Mexique que nous avons connu pendant deux semaines, nous finissons par nous habituer à cette environnement d'oisiveté. Les hôtels offrent tous les mêmes avantages quant au service tout compris. Cocktails à volonté, buffet à volonté, sports à volonté (mais là, notre volonté est plus ténue).
Playa del Carmen
La mer est peuplée de mille poissons aux tailles et formes diverses et sous les rochers, d'énormes langoustes nous regardent méfiantes. Sur l'horizon semblent flotter les buildings de l'île de Cozumel.
Après quatre jours, il faut finalement prendre le bus pour Cancun. C'est là que nous attend l'avion qui bientôt nous ramènera à la maison.
À nouveau, une escale interminable à Atlanta. Le genre d'escale trop courte que pour aller en ville mais si longue que l'on peut visiter les six terminaux de l'aéroport.
Mais après une inconfortable nuit dans le dernier vol nous retrouvons enfin la Belgique.

On repart quand ?

vendredi 25 novembre 2011

Tulum

Tulum est un site assez petit. Les bâtiments en eux-mêmes sont relativement modestes par rapport à ceux que nous avons vus précédemment. Mais la présentation du site et surtout sa situation géographique lui confèrent un charme particulier. Les jardins sont fleuris et très bien entretenus. On y croise des coatis, des varans et des morphos, ces grands papillons bleus aux ailes brillantes. Les principaux bâtiments furent construits en haut de falaises au pied desquelles s’étend la Mer des Antilles, turquoise et bleue avec son littoral de sable blanc.
Tulum

Ce site est très proche des zones hôtelières. Les touristes sont ici aussi assez nombreux et n’hésitent pas à se mettre en maillot pour profiter de la mer et du soleil. Nous sommes nous aussi impatients de rejoindre notre hôtel, la piscine, la plage.

Nous arrivons enfin à Playa del Carmen, ultime étape de notre périple. Petite bourgade tranquille pas trop peuplée où nous passons au car-wash faire nettoyer la voiture qui nous aura si bien servis.

En bordure de Playa del Carmen, le condominium de Playacar nous ouvre ses portes. Nous y recevons la marque de l’esclave et entrons dans un autre monde. Un paradis artificiel conçu pour les vacances de l’Américain moyen qui se résument à manger, bronzer et dormir. Tout est magnifique, tout est délicieux, tout le monde sourit. Mais cela semble tellement superficiel après ce que l’on a vécu.

Quatre jours à passer là dedans ? Heureusement on s’y fait vite.

jeudi 24 novembre 2011

Chichen Itza

Mérida est une grande ville aux façades franchement décrépies. Les touristes y sont très nombreux mais pour la majorité d’entre eux, c’est un point de départ pour les sites mayas environnants. Qu’importe ! Aujourd’hui, on célèbre la Révolution et c’est la fête. Un énorme défilé auquel participent toutes les écoles et les associations de la ville parcourt les rues environnant le zocalo. De stricts uniformes scolaires côtoient des costumes traditionnels. Ce sont quelques pas de danse, des exercices sportifs ou des tableaux historiques allant des Mayas aux Zapatistes que la foule salue.
Parade à Mérida
Nous quittons Mérida pour Chichen Itza.

Chichen Itza est le site maya le plus célèbre. De plus, il n’est pas trop éloigné des plages. Les touristes affluent, plus ou moins intéressés par l’histoire préhispanique du Mexique. Tout est balisé ; il est impossible d’entrer dans le moindre temple ou de grimper sur les pyramides. Les marchands sont très nombreux eux aussi et ils étalent leurs marchandises le long du moindre sentier. Leur insistance est parfois un peu pénible. Mais sans doute est-ce la rançon du succès.

La grande pyramide est majestueuse et en excellent état. Les colonnades balisent le sentier et soudain, tout le monde fuit. Une énorme averse vient de se déclarer. Les marchands rangent leurs babioles et proposent parapluies et imperméables. Un petit commerce bien organisé.
Chichen Itza
Nous quittons Chichen Itza pour Valladolid. C’est une petite bourgade aux façades de couleurs pâles. Peu impressionnante mais très proche des plages. Nombre d’autocars attendent leurs touristes d’un jour sur le zocalo. Après une rapide visite du couvent San Bernardo, nous décidons de quitter Valladolid.

Demain, notre circuit s’achève.

samedi 19 novembre 2011

Le Yucatan

Campeche
Campeche est comme ailleurs au Mexique une ville aux façades colorées et aux ruelles articulées autour du Zocalo. Bien sûr, elle se différencie des autres par son bord de mer et sa muraille. Mais l’âme n’est plus la même. Elle a sacrifié les traditions à l’avantage du tourisme. Moins d’authenticité pour des prix plus élevés, nous la quittons sans regret.
Les villages que nous traversons sont parfois très rustiques. Simples cabanes de torchis aux toits de feuillage séché.

Nous quittons l’état de Campeche en passant un énième contrôle routier à Hopelchén . Alors que jusqu’ici, tout c’était passé sans problème, nous sommes finalement confrontés à la fameuse mordida. Pas très élevée, mais peu agréable.
Nous dînons dans cette petite ville où les indiens côtoient les mennonites. C’est une communauté d’origine allemande qui vit de l’agriculture et s’habillent comme les paysans du XIXe. Ils regardent avec surprise nos polos colorés et nos bermudas. Qui sort de l’ordinaire ?

Nous entrons dans le Yucatan ou une longue route droite traverse la forêt. Des oiseaux aux couleurs vives s’envolent à notre approche. Un rapide arrêt au site de Kabah où le temple nous révèle ses magnifiques sculptures et statues. Dans les bois avoisinants nous apercevons une ancienne pyramide encore recouverte de terre et de fougères.

Uxmal
Nous rejoignons le site maya si célèbre d’Uxmal. Ici, le tourisme fonctionne à plein rendement. Différents hôtels entourent le lieu et tout se paie. Le personnel s’adresse aux visiteurs en anglais et les tarifs sont franchement européens.

Les deux grandes pyramides élèvent avec fierté leurs structures arrondies en pleine jungle. De leur sommet la vue embrasse une forêt qui s’étend jusqu’à l’horizon. D’autres bâtiments, temples ou pyramides apparaissent ça et là tranchant de leurs pierres blanches le vert tropical. Ah, et il y a aussi les hôtels qui proposent sans doute à leurs clients des chambres avec vue sur la zone archéologique.

Nous quittons le site pour la capitale, Mérida.

vendredi 18 novembre 2011

Palenque

Palenque
Le site de Palenque est situé en pleine jungle. Des arbres immenses couverts de lianes et de plantes abritent oiseaux et insectes. Nous arrivons sur le site de grand matin, avant même l’ouverture. La forêt fume de la brume matinale. Au milieu du site s’étend notre premier site maya. Celui-ci est particulièrement surprenant quant à l’état de son architecture. La plupart des temples sont encore debout et leur toit est toujours présent. Il faut dire que les voûtes triangulaires ont l’air conçues pour durer. Le grand bâtiment central est dominé par un beffroi. Nous sentons aussi que nous approchons de zones plus touristiques. C’est par cars entiers que Français, Polonais ou Allemands viennent découvrir le site. Les marchands de souvenir se font plus insistants et les porte-clefs en plastique commencent à remplacer l’artisanat authentique.

Nous quittons le Chiapas en passant par le Tabasco qui n’a rien de piquant. Nous entrons dans l’état de Campeche. C’est une vaste plaine ou étangs et marais sont entrecoupés de prairies où paissent d’étiques vaches.

Edzna
Un dernier pont et nous atteignons la route côtière qui longe la mer des Antilles. Les pélicans survolent en bande le littoral. Nous replongeons dans les terres pour aller visiter le site d’Edzna. Nous arrivons quelques minutes avant la fermeture mais le responsable nous permet quand même d’entrer. Rare sentiment que de se promener seuls sur un site. Celui-ci est articulé autour d’un temple pyramide de cinq étages.


Nous retournons vers la côte pour rejoindre Campeche. C’est vendredi soir et de nombreuses animations animent les ruelles colorées que protège une énorme muraille. Profiter de l’air du large le long de la digue nous fait le plus grand bien.

jeudi 17 novembre 2011

Villa Real de San Cristobal de las Casas


Cathédrale de San Cristobal
Aujourd’hui, nous sommes à quelques dizaines de kilomètres du Guatémala.  Cela se sent car dans la petite ville de San Cristobal, de nombreuses indiennes vendent leur artisanat. Elles sont vêtues d’un costume local très pittoresque. La ville offre de nombreuses façades colorées. Nous partons vers le site de Palenque. En chemin, nous passons par plusieurs villages indiens. Les tenues des femmes diffèrent mais sont chaque fois chatoyantes. Des châles colorées, longues jupes noires ou mauves et corsages brodés de fleurs aux couleurs vives. Ceci est d’autant plus sympathique que ça n’a aucune vocation touristique.

Notre route traverse des paysages de plus en plus tropicaux. La végétation devient luxuriante  et les forêts sont très denses. Nous sommes plusieurs fois surpris par des averses diluviennes.

Agua Azul
En chemin, nous nous arrêtons pour prendre un peu de repos auprès de cascades. La première est surprenante par la couleur bleue de son eau. La seconde tombe de plus de trente mètres de haut. La promenade qui passe derrière nous en fait ressentir la force. Évidemment, on en ressort un peu mouillé. La pluie a rendu le débit très impressionnant. Cela ne nous empêche pas d’aller y nager. Bientôt, les premières lucioles sont là et nous indiquent le chemin du retour.

mercredi 16 novembre 2011

Tuxla Gutierrez

Nous nous réveillons dans l’hôtel de l’amour. Bien entendu, il n’y a pas de cafétéria où consommer un déjeuner. Nous le prendrons donc dans une station à essence voisine. Nous partons pour le cañon de Sumiderio. En chemin, nous sommes par deux fois interpellés par la police. Comme, soudain, nous ne parlons plus espagnol, les contrôles se réduisent à un simple « Buon viaje ».

Le cañon de Sumidiero
Nous arrivons à l’embarcadère où on annonce que la meilleure possibilité est de prendre une barque privée. Heureusement, d’autres visiteurs se joignent à nous. On embarque donc dans un bateau collectif à un tarif nettement plus avantageux. 

Le cañon est empli d’eau et ne se visite donc qu’en bateau. Nous sommes rapidement fascinés par la majesté des lieux. Pendant quelques kilomètres, nous parcourons la rivière bordée par d’impressionnantes falaises de plus d’un kilomètre de haut. À chaque courbe, un nouveau paysage se révèle et est ponctué par des concrétions aux noms évocateurs. La cascade d’argent, l’arbre de Noël, la grotte de Guadeloupe…

La faune est impressionnante elle aussi. Aigles, vautours, cormorans, grues ou pélicans survolent de petits singes qui sautillent de branche en branche.
Sur les berges, les crocodiles se reposent.
Crocodile
Nous quittons ce lieu magique pour le zoo. Une réserve naturelle aux portes de la ville où une jungle locale a été reconstituée. On peut y voir la faune mexicaine. Biches, agoutis, singes, urracas et curaçaos s’y déplacent librement. Les fauves et les reptiles sont tenus en captivité. La présentation est un peu décevante car les grillages sont fort serrés. On aperçoit des animaux qu’on n’arrive pas à photographier.

Aujourd’hui, nous sommes à la moitié du séjour. Pour fêter ça, nous nous rendons dans un bon restaurant. Nous découvrons une gastronomie mexicaine plus raffinée.

mardi 15 novembre 2011

Oaxaca


Oaxaca
Après deux nuits dans cette ville, nous partons finalement à la découverte d’Oaxaca. En fait, il faut prononcer Waraka. Elle est beaucoup plus petite que Puebla et a un charme plus typiquement mexicain. Façades colorées et églises aux extravagances baroques mâtinées d’indien.







L'arbre de Tule
Nous quittons Oaxaca pour le petit village de Tule. Les parterres sont fleuris et très bien entretenus. Le jardin de l’église abrite le plus gros arbre du monde. Le tronc fait 14 m de diamètre et 58 m de circonférence.
Nous poursuivons vers le petit village de Mitla qui abrite en son centre un temple mixtèque.

La route vers l’état du Chiapas va nous révéler toutes les facettes de la voirie mexicaine. Larges autoroutes succèdent aux routes de montagne tortueuses.

Nous quittons les régions montagneuses pour l’isthme de Tehuantepec et entrons en Amérique centrale. Les cactus laissent place aux palmiers. Après avoir traversé la zone industrielle de la côte pacifique , nous atteignons la capitale : Tuxtla Guttierez.

C’est une grosse ville à l’américaine. Un boulevard le long duquel s’échelonnent centres commerciaux, fast foods et motels. Nous choisissons une nouvelle fois un auto hotel mais celui-ci se révèle être un hôtel de passe. Lit immense, lecteur DVD, douche pluviale et le «sofa de l’amour ». Pour ceux qui ne connaissent pas, c’est une banquette anatomique permettant toute sorte d’acrobaties. Si l’imagination fait défaut, il y a une planche illustrée proposant des suggestions.

lundi 14 novembre 2011

Monte Alban et Hierve

Nous sommes à présent dans une région plus tropicale ; les insectes sont énormes et les fleurs plus colorées.

En haut de la montagne voisine d’Oaxaca se trouve la cité zapotèque de Monte Alban. Elle fut décimée en 1521 par les Espagnols. Il reste quelques temples et pyramides mais malheureusement, il est interdit d’accéder à la plupart. Nous profitons cependant pleinement de notre visite en appréciant les avantages de la basse saison.
Monte Alban
L’après-midi, nous partons vers Hierve. L’accès à ce village est de tout folklore en soi. En quittant l’autoroute, il nous faut franchir un col par une piste caillouteuse. Le plus surprenant est que cette contrée apparemment isolée est habitée. Quelle différence avec les villes industrielles de la vallée !

À côté d’Hierve, se trouve un ensemble de cascades calcaires qui ont formés des piscines naturelles aux formes étonnantes. Un plongeon rafraîchissant s’impose.
Hierve el Agua

Nous retournons à Oaxaca où la découverte gastronomique du jour sera la tayullada, une énorme galette de maïs recouverte de légumes, de verdure, de fromage et de viande.

Demain, nous visiterons Oaxaca.

dimanche 13 novembre 2011

Puebla

La vieille ville de Puebla affiche avec fierté son passé colonial. Énorme cathédrale, palais classiques et couvents baroques. Nous faisons rapidement le tour du Zocalo avant de nous perdre dans les rues commerçantes. La visite des bâtiments religieux pose un léger problème. Nous sommes dimanche et les Mexicains sont très pratiquants. La visite de la cathédrale, par exemple, est presque impossible. En effet, il y a dix messes qui doivent s’enchaîner de huit du matin à huit heures du soir. Et les fidèles sont nombreux à chaque fois !

Puebla - le Palais municipal

Nous prenons la route vers Oaxaca. Le paysage évolue vers un Mexique plus en phase à ce que l’on attend. La sierra se couvre d’arbustes ressemblant aux yukkas. Puis ce sont les célèbres cactus mexicains hauts de plusieurs mètres. Le sol devient plus rouge et nous arrivons à Oaxaca en fin de journée.

La gastronomie oaxaquienne est assez originale. On y trouve bien sûr le célèbre mezcal et sa chenille séchée. Mais le plus surprenant reste sans doute les chapulines au guacamole. Des sauterelles cuites dans une sauce épicée et servies avec de la purée d’avocat. La serveuse est elle-même surprise de voir des Européens commander ce plat. Elle essaye même de nous expliquer en anglais ce que c’est. On persiste et on se régale.

Bon appétit !

Taxco et Xochicalco

Donc, ce matin, nous nous attaquons à Taxco. C'est une petite bourgade mais c'est un réel défi. Elle est construite à flanc de montagne et tant à pied qu'en voiture, on souffre! Parfois c'est tellement pentu qu'on ne voit plus la route, cachée par le capot, et on avance vers le vide. Les ruelles sont très étroites et tortueuses... mais aucune n'est à sens unique. Donc, pour s'exercer au démarrage en côte, c'est l'endroit idéal. La plupart des gens laissent leur voiture dans la vallée et visitent en taxis. Ce sont des Coccinelles VW qui parcourent avec plus d'aisance que nous la ville. Pour compliquer la tâche du conducteur, il faut compter avec les enfants qui jouent, les gens qui discutent, les chiens qui dorment, tous au milieu des rues et sans se soucier nullement du traffic.
À part ça, la ville est vraiment charmante et abrite sur sa place une petite cathédrale à l'extravangance toute baroque.

Taxco de Alarcon
Nous poursuivons notre route vers Cuernavaca et en chemin, visitons le site nahuatl de Xochicalco. L'ensemble achéologique est construit en haut de la montagne et offre une vue superbe sur la région environnante. Quelques petites pyramides autour d'un grand temple. Un observatoire astronomique est malheureusement en travaux pour aménagement mais le plus amusant sont les terrains de pelote. Apparemment, le jeu doit être un mixte entre le basket et le quiditch.

Xochicalco

Nous poursuivons notre route vers Puebla en passant au pied du volcan Popocatepetl. À notre arrivée, il fait noir et une ville immense s'étale sous nos yeux. C'est la quatrième plus grande du pays. C'est samedi soir, les gens sortent et sont habillés. Smokings et robes longues croisent les vêtements de marque. Il y a un concert sur la place. Nous nous installons à une terrasse pour le souper. Le fameux molle poblano (poulet au chocolat à la mode de Puebla) s'impose. C'est délicieux!

Demain, nous visiterons cette ville.

samedi 12 novembre 2011

Toluca et Cacahuamilpa

Cette nuit, nous avons découvert un nouveau concept: l'auto hotel. C'est un peu comme un motel, sauf qu'au lieu de parquer sa voiture devant sa chambre, la chambre est en mezzanine du garage. Donc pas de soucis pour aller chercher des affaires dans le coffre en sortant de sa douche. On adore!

Ce matin nous partons pour l'ascension du Nevado de Toluca. Un ancien volcan dont on rejoint le cratère par quatorze kilomètres de piste en voiture où les amortisseurs encaissent bien, puis trois kilomètres à pied. En chemin, nous croisons une communauté aztèque qui médite en direction du volcan. Sans vouloir offenser, ça fait un peu secte. Ils nous expliquent que comme aujourd'hui, c'est le 11 du 11 2011 et qu'il est 11h11, c'est un jour très important. Ils nous invitent à les rejoindre. Nous préferrons poursuivre notre route. Le cratère abrite deux lacs.

Nevado de Toluca

Nous poursuivons notre route vers Cacahuamilpa. Là, s'offrent à nous les plus grandes grottes du Mexique. Des salles immenses et deux heures de promenade. La plus haute voûte s'élève à 81 mètres. La présentation est convenue mais ça vaut la peine.

Ce soir nous dormons à Taxco. C'est une charmante petite bourgade qui a des airs de Provence et qui est batie à flanc de montagne. C'est le week-end et elle est envahie de touristes (mexicains). La circulation est intense; c'est un peu comme conduire sur le Mont Saint-Michel avec un traffic d'heure de pointe.
Nous soupons dans un charmant petit restaurant caché derrière la cathédrale. Plats typiques et excellent service.

Teotihuacan

Ce matin nous nous réveillons en réalisant que la vue de notre chambre donne directement sur les pyramides. Quelle belle surprise! Nous nous empressons d'aller visiter ce site. Nous sommes les premiers à arriver sur place et profitons pleinement de la quiétude du lieu. Cet ensemble fut construit par une civilisation unique entre le IVe et le VIIe siècle. De loin, la grande pyramide de la Lune nous semble absorbée par la montagne qui s'élève derrière elle. Mais en nous rapprochant d'elle le long de l'allée des Morts nous découvrons son immensité - qui n'est encore rien par rapport à celle de la grande pyramide du Soleil. Après les avoir escaladées toutes les deux, nous profitons d'un dîner mérité.

Teotihuacan
Nous reprenons la route, cette fois vers Toluca. En loupant un embranchement, nous voilà obligés de retraverser Mexico. Cela va nous faire perdre énormément de temps, mais soit après avoir traversé un Mexique très nord américain (grosses routes bordées de garages et de centres commerciaux) nous découvrons un paysage d'altitude beaucoup plus vert.
Demain nous attend l'ascension du volcan de Nevado.

mercredi 9 novembre 2011

Dernier jour à Mexico

Palacio nacional
Nous retournons sur la Place du Zocalo pour y visiter le Palais présidentiel. C'est un immense bâtiment articulé autour d'un vaste patio. Les murs sont ornés de grandes fresques de Rivera qui représentent l'histoire du Mexique. Les différents salons sont meublés et décorés dans le style des palais européens. À l'arrière, les jardins de l'impératrice Charlotte sépare le Palais d'apparat des bureaux actuels.

L'après-midi nous retournons au Bois de Chapultepec. Bien que le zoo soit gratuit, nous jugeons que l'observation des éléphants et des ours polaires ne nous enrichira pas grandement en matière de culture mexicaine.

Une balade sur le prestigieux Paseo de la Reforma, bordé de palmiers et des principaux buildings defeños, et il est déjà temps de prendre la route pour quitter la capitale. Rouler à l'heure de pointe et à la nuit tombante dans une ville de quinze millions d'habitants n'est pas forcément de tout repos. Mais nous arrivons finalement à Teotihuacan où nous attendent d'autres découvertes.

Coyoacan

Coyoacan
Il y a quelques décennies, Coyoacan était un petit village au sud de Mexico. C'est à présent un district de la ville qui s'est tellement agrandie. Ce quartier est très agréable et est assez chic. On y croise davantage d' "Européens" que dans le centre et les façades colorées abritent d'élégants jardins où poussent cactus et énormes bougainvillées. Après une visite de l'église centrale, nous nous rendons dans la propriété de l'artiste Frida Khalo qui vécut ici. Charmant ensemble où agaves et palmiers abritent des pavillons bleu Majorelle.

Coyoacan, c'est la ville des glaciers. Ils alignent leurs établissements autour du Parc du Centenaire et proposent des parfums très variés. Que choisir entre "chant des sirènes", "baiser des anges" ou "prière aux Dieux"? Il y a aussi des variétés de sorbets épicés et bien sûr des sorbets aux fruits plus classiques.
Comme topping, point de crème Chantilly ou de chocolat mais bien de la sauce Tabasco ou du paprika. On essayera la prochaine fois.

Nous poursuivons notre ballade le long de ruelles fleuries pour arriver au couvent de San Angel. Celui-ci est en restauration et on ne peut visiter que les salles muséales. Peintures et statues baroques religieuses. Pas trop notre truc.
L'Université

Nous arrivons au Stade olympique des Jeux de 1968. Superbe structure en pierre volcanique. La décoration témoigne de son époque mais les installations répondent aux exigeances contemporaines. À côté, s'étend le campus universitaire que nous traversons avant de rejoindre notre hôtel en métro.

Un petit souper au Burger King. C'est à l'américaine: sauce et boissons à volonté !

Demain, nous quittons Mexico.

mardi 8 novembre 2011

Centre de Mexico

Nous arrivons en métro sur le Zocalo, une des plus grandes places du monde. Jadis une île où, paraît-il, un aigle mangea un serpent; la cité de Tenochtitlan dressait encore ses fières pyramides quand arrivèrent les Espagnols. Aujourd'hui, la place est entourée du Palais présidentiel, la Cathédrale métropolitaine et le Grand Hôtel où nous prendrons notre lunch.
Le Palais présidentiel étant fermé aux visites, nous attaquons avec la Cathédrale. Un impressionnant ensemble baroque avec quatre jeux d'orgues et de nombreuses dorures. De la voûte de la coupole centrale oscille un pendule de Foucault. Derrière la Cathédrale, on peut enfin apercevoir les restes du temple aztèque qui s'y élevait encore il y a cinq cents ans.
La Cathédrale métropolitaine
La place sépare deux quartiers. Le premier est assez populaire. Les facades colorées abritent de petites boutiques d'articles ménagers et de cosmétiques. C'est un peu bizarre de voir les premières décorations de Noël alors qu'il fait si beau.
L'autre quartier est plus européen. Ce sont les bijoutiers, les boutiques de mode et au bout d'une rue piétonne, la Tour Latino-Américaine, petite soeur de l'Empire State Building. Si elle est moins grande que la version new-yorkaise, elle offre de ses derniers étages une vue plus étendue, étant un des seuls gratte-ciels de Mexico.

Nous poursuivons notre visite en admirant le superbe Théâtre des Beaux-Arts.
Palais des Beaux-Arts
En traversant le Parc de l'Alemada, nous nous risquons à goûter des chips aux piments achetés à un marchand ambulant. Le sachet finira à la poubelle car le piment mexicain, ce n'est pas pour rigoler.
Les amateurs recouvrent leur chips de sauce Tabasco. Qui s'y risque ?

lundi 7 novembre 2011

Le Bois de Chapultepec

Aujourd'hui, première découverte de la capitale mexicaine. Malgré tout ce qu'on en dit, la ville ne nous semble ni dangereuse ni sale. Nous nous risquons à prendre le métro... À notre agréable surprise, il combine une fréquence londonienne à une propreté madrilène. Un modèle, quoi.
Les gens sont très gentils, prêts à rendre service et toujours polis et souriants, pleins d'indulgence pour notre espagnol approximatif.

Nous arrivons au Bois de Chapultepec, un immense parc en pleine ville où les Mexicains se promènent en nombre le dimanche. Quantité de petites échoppes proposent gadgets et nourriture. Le parc est planté de palmiers, de conifères et d'autres arbres censés représenter les différentes régions du Mexique.

Nous visitons l'ancien Palais impérial dont la décoration est due à l'Impératrice Charlotte de Belgique (!) style très Versailles et à la femme du président Diaz, Carmen Romero, dans un style plus italien.

Vue de Mexico depuis le château de Chapultepec


L'après-midi, nous partons glaner quelques informations sur l'archéologie au Musée d'Anthropologie de Mexico. Celui-ci se situe dans le même parc. Les salles sont aménagées de façon très didactiques et très agréables. Une salle par culture décorée dans le style des temples les plus fameux et différents objets bien présentés. Les Olmèques, Aztèques, Mayas et autres Toltèques n'ont désormais plus de secrets pour nous (hum).

dimanche 6 novembre 2011

Bien arrivés !


Au départ du vol Bruxelles - Atlanta



L'avion était bien à l'heure et malgré une petite frustration quant à l'attribution des places, le vol s'est bien passé. Bon, l'air-co aura presqu'eu raison de notre petite santé, mais à part ça, un excellent service à bord. Après quelques heures de vol, nous arrivons dans l'immense aéroport de la capitale du Coca-Cola. Pas le temps de visiter, il faut déjà réembarquer vers le Mexique. Le soleil s'est déjà couché quand apparaît sous nos yeux ébaubis une cité grande comme un pays. Après seize heures de voyage, nous découvrons avec plaisir notre hôtel.

Atlanta

jeudi 3 novembre 2011

Itinéraire prévu

Voici l'itinéraire que nous nous sommes fixés.
1er jour: Bruxelles - Atlanta - Mexico en avion et le reste en voiture. 2.820 km tranquille !

 
itinéraire au mexique

Prochain départ

Ça fait plus d'un an qu'on en parle et dans un peu plus de 24 heures, on s'envole pour Mexico.

Les valises sont encore loin d'être prêtes mais on a les passeports, les vaccins sont faits et c'est en ordre pour les banques et les assurances.


Drapeau national du Mexique